Exemples concrets de thérapie emotionnelle

Les gens qui me consultent ont des difficultés relationnelles et/ou répétitives, chargées en émotions ou en affect, qui leurs donnent du fil à retordre ; ou des situations qui n’ont pas été digérées. La thérapie émotionnelle vient à bout d’une situation en 1 à 2 séances, selon l’importance et le degré d’impact.

Voici quelques exemples concrets, la confidentialité des personnes étant sauvegardée.

Ma belle-mère me sort par les trous de nez.

Je ne supporte plus ma belle-mère, et j’ai coupé les ponts avec elle. Elle m’insupporte.

La situation pourrait paraitre tout bête, mais elle n’est pas anodine !

La belle-mère a refusé une invitation dans la famille. Plutôt que de dire franchement le motif de son refus, et expliquer ce qui lui pèse, elle préfère inventer un prétexte, qui ne tient pas la route. Prétexte qui ne fait qu’aggraver la situation déjà tangente, (à la limite du conflit).

Elle refuse catégoriquement de reconnaitre la situation, et soutient qu’elle ne veut pas déranger (« foutaise » pense son interlocuteur !). Bien qu’elle ait vraisemblablement des raisons de ne pas dire la vérité, à force d’insister elle se retranche derrière son prétexte. Sa diplomatie poussée à l’extrême, devient de l’hypocrisie, et horripile davantage la personne franche en face d’elle. Mieux, elle se plaint de ne pas être entourée de sa famille, un paradoxe pour celle qui a essuyé le refus d’invitation, et qui, du coup, décide de couper les ponts. Une rancune tenace s’installe entre les 2 personnes.

La situation n’en reste pas là. Même si les ponts sont coupés, les émotions sont toujours présentes.

« J’ai essayé plusieurs méthodes, mais à chaque fois, la colère revient. Dès que je pense à elle, je me sens mal, et j’ai envie de crier pour extérioriser toutes mes émotions, tellement c’est douloureux. J’ai toujours essayé de faire des efforts pour ne pas entrer en conflit avec elle, mais là, c’est de trop. »

« Après une grosse révolte intérieure, j’ai compris que tout ce qui arrive a un sens. »

Toutes ces émotions, si puissantes soient elles, ne sont pas des émotions négatives à proprement parler, ni à considérer comme néfastes, elles servent juste de sonnette d’alarme, seulement on ne veut pas la voir car ça fait trop mal.

Après 1 séance, un lâcher-prise total et bénéfique : les émotions puissantes ont laissé place à la sérénité, à la légèreté, et l’impact de la belle-mère n’avait plus aucun poids.

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Qui est mon père ?

Je n’ai jamais su qui était mon père, et personne n’a voulu me donner son nom, c’est difficile de vivre avec ça.

Cette situation pourrait paraitre surprenante, et pourtant…

Le père a tenu son rôle de père, mais il n’était pas le « géniteur ». La mère a tenu son rôle de mère stricte, qui ne rigole pas, et n’a jamais dit à sa fille qu’elle avait un père biologique, autre que ce père qui l’a élevée et lui a tout donné, a fait tout ce qu’il a pu. La fille savait tout au fond d’elle que son père n’avait pas le même sang, sans pouvoir même l’expliquer. Et la famille fait comme si de rien n’était, transportant ce secret si lourd pour tous. La fille n’a jamais osé demander à sa mère qui était vraiment son père. Et ses parents décédés, ont emporté avec eux le lourd secret.

« J’ai tenté de parler avec un membre de la famille. Malgré mon insistance, cette personne est restée évasive et n’a pas voulu dévoiler le secret, pourtant, je suis persuadée qu’elle savait. Je ne comprends. Je n’ai jamais voulu remplacer mon père, mais juste savoir.»

En 1 séance, la personne a pu évacuer le trop plein accumulé depuis longtemps, et neutraliser les émotions fortes qui pesaient sur elle, et ce secret.

Les personnes qui ont un père biologique « caché », ont toutes senti qu’il y avait un secret au-delà du rôle du père, sans savoir réellement l’expliquer. C’est quelque chose de subtil dans le ressenti. J’ai constaté que ce qui les a le plus gêné, c’est qu’on ne leurs dise pas la vérité, qu’on leurs cache une information qui les concerne, sous des prétextes qui n’avaient pas de sens à leurs yeux, du style « c’est pour ton bien, je voulais te protéger ». C’est plutôt pour protéger ce secret et par peur des conséquences. Pourtant, plus on cache l’info, plus elle est difficile à annoncer, plus elle fait mal.

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Ma mère n’a jamais approuvé mes études, elle me dévalorisait

Ma mère a usé de stratagèmes pour que je fasse des études de « raison » plutôt que de « cœur »,
j’ai eu beaucoup de difficultés à comprendre et à accepter.

Une situation pas si inoffensive qu’elle pourrait paraitre.

La mère a orienté sa fille ainée, de telle sorte qu’elle s’occupe de ses frères et sœurs, et qu’elle ne prenne pas de plaisir dans ses activités de loisirs, le travail avant tout ! Et pas question de dépenser un sou de trop, alors que l’on peut se le permettre. Les stratagèmes et les insinuations ont mené leur chemin vers la manipulation, pour que la fille ainée se sente coupable et se fasse la plus petite possible. Elle suit alors des études qui ne lui plaisent pas, et qu’elle finance elle-même, au prix de sacrifices alimentaires. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le comportement de la mère a eu un effet tellement dévastateur (plus qu’il pourrait y paraitre à première vue), que la fille ainée a endossé un rôle qui ne lui correspondait pas, et qui lui a engendré des soucis avec ses propres enfants. Malgré tout, forte et courageuse, elle a repris les études qu’elle envisageait étant adolescente.

« Je ne pensais pas que les soucis que j’ai vécu avec ma mère, son manque d’amour et de reconnaissance, et la dévalorisation dont elle a fait preuve avec moi, pouvait avoir un impact dans ma vie de famille actuelle ».

Après 2 séances, la personne a pu évacuer les émotions liées à des évènements non digérés, elle a réussi à prendre de la distance, à se sentir plus en confiance, et se débarrasser de comportements intériorisés depuis l’enfance qui pesaient sur son quotidien (des masques), voir l’article à ce sujet Masques et parts d’ombre. Où est la lumière ?

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Je ne supporte plus le temps qu’il fait

La pluie, la grisaille, le froid, je ne supporte plus, j’en ai marre, je ne peux rien faire.

Que peut-il se cacher derrière cette lassitude ?

Le temps est juste est prétexte à ce « je ne peux rien faire ». Ainsi, on peut entendre à la place de « je ne peux rien faire » : « je ne m’autorise pas à faire… ». Après avoir déterminé ce qui gênait cette personne, ce qui freinait ses envies et ses besoins, nous avons trouvé ensemble ce qu’elle avait vraiment à cœur de faire. Le temps est alors passé en second plan et n’a plus été la source d’un mal-être quotidien.

« Je ne pensais pas que mon ras-le-bol du temps n’était qu’un prétexte, et que cela m’empêchait même de faire ce que j’aime. Je me privais moi-même d’une activité qui me fait plaisir. »

Quand on est dans une situation, on n’a pas le recul suffisant, on ne la voit pas de la même façon qu’une personne extérieure. Alors, on peut difficilement se poser les bonnes questions, et trouver soi-même l’impulsion pour les solutions efficaces.

Après 1 séance, la personne a retrouvé son énergie, et n’a plus été impactée par le temps.

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